Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont accordés lundi 5 décembre sur un « nouveau traité» européen qui serait conclu entre les membres de la zone euro auxquels pourraient se joindre d'autres Etats européens volontaires. Réformer l’Europe pour protéger les citoyens européens, c’est l’objectif de cet accord.
1/ Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont présenté des réponses de long terme pour renforcer la zone euro face à la crise et protéger les citoyens européens
- Une meilleure gouvernance européenne, plus efficace et réactive face à la crise.
- Une discipline plus stricte indispensable pour réinscrire l’Europe dans un cycle de vertu budgétaire et desserrer l’étau des marchés financiers.
- Une solidarité effective.
- Une convergence économique et budgétaire, par exemple avec la règle d’or appliquée par tous les Etats de la zone euro.
- Une interdiction de ne pas rembourser ses dettes. On ne peut pas attirer des investisseurs dans la zone euro en laissant planer le doute sur le fait que leurs investissements seront bien remboursés.
2/ Les critiques à l’encontre de ce plan sont caricaturales
- Ne nous plaignons pas que le couple franco-allemand fonctionne aussi bien et fasse faire en quelques mois à la zone euro, ce qu’elle n’avait pas su faire en 10 ans d’existence.
- « Un diktat de l’Allemagne à la France ». Depuis le début de la crise de la zone euro, France et Allemagne ont avancé ensemble, faisant chacun évoluer leurs positions pour arriver à des solutions acceptables pour nos deux pays.
- Un directoire franco-allemand qui impose ses vues à l’ensemble de la zone euro. France et Allemagne pèsent pour 50% du PIB de la zone euro, il est tout à fait légitime qu’ils jouent un rôle décisif dans la construction de l’Europe de demain.
- « Ce nouveau traité, c’est un abandon de souveraineté ». Faux, les parlements nationaux sont dépossédés de leur rôle de construire et de voter les budgets.
3/ Face à cette réponse crédible et responsable apportée à la crise, le discours de François Hollande à Berlin apparait falot et décalé
- François Hollande s’est senti obligé d’aller jusqu’en Allemagne pour faire exactement la même chose que lorsqu’il est à Paris, prendre un rôle de commentateur et de critique de la politique de Nicolas Sarkozy sans jamais proposer d’alternative concrète.
